NoName057(16) : quand des hackers prorusses monétisent leurs attaques DDoS en crypto
D'après journalducoin.com

Un groupe prorusse mobilise et paye ses hackers en crypto TON
Le groupe de hackers prorusse connu sous le nom de NoName057(16) s'est fait remarquer par une stratégie particulière : il rémunère ses volontaires en cryptomonnaie TON pour lancer des attaques par déni de service distribué (DDoS) sur des cibles européennes. Cette approche, qui mêle aspects criminels et mécaniques de jeu vidéo, vise à saturer les sites web d'infrastructures clés, dont plusieurs ports français.
Des attaques DDoS ciblées sur les ports de Marseille et La Rochelle
Parmi les victimes de ces opérations figurent notamment les ports français de Marseille et La Rochelle. Ces infrastructures critiques ont vu leurs sites internet submergés par un trafic malveillant orchestré par NoName057(16). Le but est de perturber les services en ligne et de provoquer des défaillances temporaires, un mode opératoire classique des attaques DDoS.
Un système de motivation inspiré du gaming
Ce qui distingue NoName057(16), c’est son système de rémunération et de motivation interne. Les hackers volontaires sont payés environ 1 dollar en cryptomonnaie TON pour chaque attaque réalisée. Plus original encore, le groupe organise ses membres selon des grades et des classements, avec des bonus accordés en fonction des performances. Cette structure rappelle fortement celle des jeux mobiles compétitifs, où la progression et la reconnaissance sont des moteurs puissants.
Le rôle de la cryptomonnaie TON dans les paiements
La cryptomonnaie utilisée pour ces paiements est le TON (The Open Network). Ce choix peut s’expliquer par plusieurs facteurs : rapidité des transactions, anonymat relatif, et moindre surveillance par rapport aux systèmes bancaires traditionnels. TON permet ainsi au groupe de rémunérer ses hackers sans passer par les circuits financiers classiques, limitant ainsi les risques d’interception ou de blocage.
Un mode opératoire qui mêle cybercriminalité et stratégie géopolitique
Ces attaques s’inscrivent dans un contexte plus large de cyberconflits liés à la guerre en Ukraine. NoName057(16), qui revendique un positionnement prorusse, utilise la cyberattaque comme un levier pour exercer des pressions sur des infrastructures occidentales. En mobilisant une armée de hackers payés en crypto, le groupe adopte une forme de guerre hybride numérique, mêlant idéologie et intérêts financiers.
Un profil atypique dans la cybercriminalité
- Organisation et hiérarchie : système de grades et classements pour motiver les participants.
- Rémunération en cryptomonnaie : paiement en TON, environ 1 dollar par attaque.
- Cibles ciblées : ports européens, dont Marseille et La Rochelle.
- Objectif : saturation des sites web via attaques DDoS, perturbation des services.
Perspectives et risques
Ce modèle hybride, combinant cybercriminalité, incitation financière via crypto et dimension géopolitique, illustre la complexité des menaces actuelles. Les infrastructures européennes, notamment portuaires, restent vulnérables à ce type d'attaques, qui peuvent avoir des répercussions sur les chaînes logistiques et économiques. La traçabilité limitée des transactions en TON complique par ailleurs les efforts d’identification et de neutralisation des acteurs.
Source : journalducoin.com
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